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Mathilde, peindre le faux pour avoir le vrai

16 Jan

nain de jardin en fausse rouille-2Non, elle ne transformera pas votre salon en saloon de western. Sauf si vous insistez et que les membres de votre famille ont décidé de céder à vos caprices. Peintre en décor ne veut pas dire qu’elle fera de votre cuisine un studio cinéma. Il s’agirait plutôt de vous aider à faire du beau avec du simple. Du marbre avec du papier kraft, des boiseries avec un pinceau, des briques…

Les briques, on ne sait pas trop comment. On sait juste que ce n’est pas pour de vrai. Elle nous trompe l’œil. Tout en le flattant. Mais du faux, encore du faux et rien que du faux. Avec une vraie passion.

Amoureuse des crayons et autres pinceaux depuis son enfance, alors que papa joue de la mine sur les plans d’architecte et que maman gribouille de temps en temps, Mathilde se laisse porter par la vague de son bac arts plastiques. Le cap n’est pas forcément le bon, et après un passage par le social pour constater que ce n’est pas sa voie, la licence d’histoire de l’art ne la convainc pas.

Pizzaïolo, afficheuse, intérim, tout y passe, elle ne reste pas en place. Bosser pour payer ses factures ? L’idéal pour se miner le moral et mal faire son travail. Pas envie non plus de jouer l’ouvrier pour répéter toute la semaine multipliée par l’infini la même tâche apprise le lundi. Pas persuadée de pouvoir supporter une hiérarchie.

Après ces va-et-vient professionnels, au tournant du quart de siècle, un bilan de compétences la ramène constamment aux pigments. Direction une formation où elle est aussi à l’aise dans le travail manuel que dans l’exercice de son imagination.

Aussitôt dit, aussitôt fait, l’entreprise Mimesis voit le jour au début de l’automne, et pour éviter les tâches monotones Mathilde offre son œil et ses couleurs aux particuliers comme aux créateurs : le théâtre bien sûr, mais aussi le cinéma s’il entrouvre ses bras.

Une conviction : la tête fatigue quand on ne s’en sert pas. L’atelier improvisé est donc souvent occupé, si ce n’est pour le projet rêvé (des décors pour Jean-Pierre Jeunet ?), du moins pour des toiles variées. Peintures de tous formats, avec pour point de départ : trois couleurs, trois artistes et un endroit.

Prochain objectif : s’affranchir de son souci de réflexion pour laisser jaillir spontanément sa création, et pourquoi pas faire voyager son imagination sur les décors d’un spectacle qui prendrait en partie vie grâce à ses doigts avertis?

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Derrière le cadre de Détourages: Mathilde Archambault et son entreprise Mimesis, peintre en décor (événementiel, particuliers, collectivités). A retrouver sur www.mimesisdecor.fr pour vous rincer et vous tromper l’œil!

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