Pierre-Antoine, laisser l’idée faire son chemin…

9 Fév

Sans titreEn coaching comme auprès des amis, les étapes sont souvent les mêmes.

Écouter et observer. Identifier le problème. Lui chercher une solution. Et si tout se passe bien, la trouver. Pierre-Antoine n’est pas chercheur pour rien !

Après avoir tracé sa route jusqu’au plus loin de l’université, Doctorat en poche, le trentenaire débute sa nouvelle aventure par son propre bilan : que faire ? Pourquoi ? Et pour qui ? Dans l’idée de ne pas travailler parce qu’il le faut, mais d’aimer pratiquer son futur boulot, la réflexion suit son cours…

Environ un an après avoir décroché le droit d’être appelé Docteur, c’est décidé : ses expériences pédagogiques en collège et université le mèneront vers le suivi personnalisé ! Sur le chemin du retour depuis un colloque à Albi, l’auto-entreprise prend ainsi forme dans son esprit, et il accepte ce nouveau chalenge : développer ses activités comme coach scolaire, étudiant et professionnel.

Mais pas question de substituer une casquette à l’autre : l’homme est multitâches, empilant ses compétences pour qu’elles se complètent au fil du temps. Aujourd’hui c’est donc suivi personnalisé mais aussi colloques et recherches en Sciences du Langage pour l’Université, cours en classe prépa auprès des futurs professionnels de santé. Après une phase de saturation post-thèse (il faut dire que plusieurs années sur le même sujet peuvent finir par fatiguer), c’est la variété qui domine, nourrie par une curiosité intellectuelle permanente… et, comme pour tous les étudiants longue durée devenus docteurs et chercheurs, la soif d’apprendre, partout et tout le temps !

D’un domaine à l’autre, d’un collégien à un étudiant, de la recherche au coaching, des sciences du langage à la méthodologie du travail personnel, Pierre-Antoine enseigne comment apprendre, et continue d’apprendre ainsi sur lui-même et sur les autres. Son objectif et celui de ceux qui lui font confiance ? Apprendre à se connaître, pour mieux relever les défis qu’offre la vie !

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Derrière le cadre de Détourages : Pierre-Antoine Navarette, coach pour scolaires, étudiants et professionnels, à retrouver sur son site coaching-navarette.wix.com/coaching-tours

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Julie, ou comment tirer le chapeau vers le haut

15 Déc

DSC_0390-2 (Copier)Julie a sans doute comme nous tous un petit grain de folie et elle fait des merveilles pour couronner des têtes, sans être pour autant une chapelière timbrée à la façon du pays des merveilles. Les ouvrières d’usines, véritables chapelières aujourd’hui disparues, travaillaient en effet à garnir des chapeaux à la chaîne. Uniques et personnalisées, les créations de Julie sont au contraire l’œuvre de la modiste qu’elle est devenue il y a de cela quelques années… Mais il n’était pas dit au départ qu’elle tirerait son épingle du jeu : au gré des hasards et coïncidences, elle a su travailler et forcer sa chance.

Tout d’abord une certitude qui froisserait plus d’un parent adepte du « passe ton bac d’abord » : elle se refuse à préparer l’examen. Hors de question cependant de rester les bras croisés. Se sentant plus créative qu’intellectuelle, elle réussit ainsi l’année de préparation à l’école Brassart… mais peine en première année. Direction l’Angleterre durant six mois pour changer d’air.

Puis, vous le croirez ou pas, mais c’est à Christophe Dechavanne et Sophie Favier que l’on doit aujourd’hui de voir Julie derrière le comptoir d’une chapellerie : au hasard du zapping, Julie voit Josette faire naître un chapeau à même la tête de la blonde au cheveu sur la langue. C’est décidé : créer des chapeaux sera son métier !

Direction Paris pour toquer à la porte de Josette, qui l’oriente vers un CAP haute mode avant de la voir revenir en stage puis en tant qu’employée. Reines, stars et top modèles portent les œuvres de la jeune femme, qui après sept années dans cette maison de luxe et haute couture parisienne propose à la patronne de devenir son associée. Réponse de normande, ni oui ni non, pour une modiste qui sait, elle, ce qu’elle veut : changement de cap et retour au bercail.

Pour voler de ses propres ailes c’est en effet le retour en Touraine et un redémarrage à zéro, ou presque. Sur les conseils paternels, Julie pousse la porte de la chapellerie Brun qui ne propose alors pas de créations originales. M. Brun cherche justement à vendre. Le hasard fait donc bien les choses et Julie récupère une clientèle issue d’une génération qui aime travailler du chapeau : bonnets et bérets ou casquettes à l’ancienne sont monnaie courante, avant que les effets de mode ne rajeunissent la moyenne d’âge en mêlant dans les rayons les panamas de tous les jours et les coiffes et capelines du grand jour. Loin des têtes couronnées et huppées de la capitale, et depuis 1902 derrière les comptoirs en bois d’un autre temps et sous le regard sans doute attentif des esprits d’autrefois, la boutique aujourd’hui chapotée par Julie s’offre encore et toujours le luxe de servir et conseiller un à un ses clients. Pour que chacun puisse porter le chapeau qui lui convient !

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Derrière le cadre de Détourages : Julie, modiste et propriétaire de la Chapellerie Brun située place du Grand Marché à Tours. Toutes les informations et horaires sur le site du magasin www.chapellerie-brun.com.

Deka, arts de vivre

30 Oct

1901383_323500137838029_2324710094148981755_n Est-ce à force de voir les brigadiers du bon goût effacer ses œuvres éphémères éparpillées aux quatre coins des rues tourangelles ?

Entre la musique et la bombe de peinture, avec plusieurs cordes à son arc et quelques couleurs à sa palette, Deka œuvrait en effet il y a peu sur les toiles du quotidien : murs, palissades, … travaillant à faire surgir l’art où on ne l’attend pas et à casser les habitudes à coups de pochoirs.

Mais aussi rapides que lui l’était à créer dans l’instant des œuvres éphémères envahissant la ville, en artiste de contrebande, les soldats du monotone s’escrimaient à effacer du visage urbain tout maquillage jugé disgracieux (les goûts et les couleurs…).

Ou bien est-ce qu’avec l’âge on s’assagit ?

Posé face à une toile, Deka a aujourd’hui abandonné l’urgence de l’éphémère pour laisser mûrir ses idées sur chevalet. Mona Lisa n’apparaît plus au coin d’une rue mais sur un tableau, toujours aussi troublée d’être la femme facile du Louvre, mais couchée à présent sur un univers multicolore. Lennon, Gainsbourg, Hendrix, Bouddha ou Yoda : des pochoirs sur fonds d’imaginaire qui sont là pour durer et peupler les murs de clients passionnés.

Le luxe du temps c’est aussi la porte ouverte à l’imaginaire et ses jardins japonais qui prennent formes abstraites et couleurs concrètes. Jour après jour, la toile s’étoffe. Carrés, cercles, figures pures et matières brutes s’ordonnent au fil des heures, jusqu’à ce que le regard du peintre s’arrête, satisfait : le tableau est fin prêt… à voyager, chez les uns, les autres, adossé à un mur ou transporté en camion. Car l’appel de la rue n’est jamais bien loin : au printemps prochain Deka prendra la route, pour sillonner l’Europe et peindre dans la rue. Ses créations d’alors vaincront les services de propreté urbaine en s’affichant non plus sur les murs mais sur les toiles créées au fil du chemin, jusqu’à aboutir, qui sait, dans sa propre galerie ?

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Derrière le cadre de Détourages : Deka, artiste peintre (et aussi musicien-chanteur), à découvrir aux murs du bar Le Strapontin (rue de Châteauneuf à Tours) et à suivre sur www.galerie-deka.fr et sur Facebook avant de pouvoir partager ses aventures à travers l’Europe en images sur la chaîne Youtube Deka Peintre où il y a déjà quelques créations à revivre en direct !

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